Je me suis lancée dans cette formidable « aventure » il y a 3 ans mais pourquoi?

J’enseigne alors depuis 25 ans.

Dans ma classe, tout « roule » : la gestion des élèves, l’organisation matérielle et pédagogique… Tout se passe pour le mieux.

J’ai une classe bien équipée au niveau du numérique : dotation Ecole Numérique Rurale en 2007 (netbooks qui sont d’ailleurs toujours opérationnels, vidéoprojecteur et TBI) et achat depuis d’Ipads. (J’en ai actuellement 10 + 2 Kindle Fire)

Alors pourquoi vouloir tout changer?

Parce que je  m’ennuyais, l’impression de tomber dans une sorte de routine malgré toutes mes envies de tester constamment de nouveaux logiciels, d’investir dans du nouveau matériel…

Mais aussi et surtout parce que je ne supportais plus de voir certains élèves complètement perdus, dépassés, démotivés…

Ceux-là, il fallait vraiment que je les repêche, que je leur donne envie de venir en classe pour travailler mais sans être constamment en échec.

Alors là, 💡💡: j’entends parler de plan de travail, de ceintures de compétences.

C’est décidé, je participe au projet, je m’investis dans l’élaboration des référentiels et des essais.

En septembre, je suis prête: je me lance!

Ma posture d’enseignante est totalement modifiée (plus de frontal ou peu, du travail en groupe), les élèves se lancent avec plaisir, avec envie dans ce nouveau mode de fonctionnement au niveau de la classe.

Pour moi, c’est sportif! Faire comprendre le fonctionnement, l’organisation à tous, répéter, expliquer encore et encore… Mais les élèves se sont appropriés assez rapidement, à ma grande joie, cette nouvelle façon de travailler.

Ils s’investissent beaucoup plus dans leur travail personnel.

Le fait de pouvoir travailler en groupe les a un peu perturbés au début : « maîtresse, on peut discuter, échanger, travailler ensemble? »

Par la suite, le tutorat est apparu comme une évidence : un camarade a besoin d’aide, je suis capable de le faire.

Bon, il a fallu faire des ajustements (d’ailleurs, au bout de 3 ans, il y en a toujours).

Mais, c’est pour moi, un vrai bonheur que de voir mes élèves arriver tous les jours le sourire aux lèvres.

Tous sont motivés, même les plus fragiles.

Et moi, du fait du changement total de ma posture d’enseignante, j’ai du temps pour aider, observer, réfléchir…

Un vrai bonheur!